Là où tout déborde
Ocean CleanUp est une organisation non gouvernementale basée aux
Pays-Bas, fondée en 2013.
Elle œuvre activement à la réduction de la pollution plastique océanique,
en menant des recherches scientifiques et en développant des
solutions concrètes pour dépolluer les mers et sensibiliser le grand public.
Une boucle qui ne finit jamais
Le projet s’inspire directement de cette lutte contre la pollution plastique,
transposée dans un univers du quotidien.
Dans un monde où les déchets ne flottent plus seulement dans les océans mais au cœur de nos vies,
le protagoniste évolue dans une routine absurde et cyclique.
Tel Un jour sans fin, il répète les mêmes gestes, prisonnier d’une boucle
qui symbolise la surconsommation et la
passivité humaine face à l’urgence écologique.
Se noyer pour mieux voir
Peu à peu, il se voit submergé par les déchets,
noyé dans un océan de plastique.
Chaque vague incarne la difficulté de “nager à contre-courant” et de maintenir la tête hors de l’eau.
Les animaux marins, quant à eux, symbolisent les victimes silencieuses
de cette pollution omniprésente.
L’ensemble évoque une stratégie de survie vaine,
où le geste devient automatique, vidé de sens.
Le vernis qui craque
Le choix visuel rompt volontairement avec la gravité du sujet.
Les couleurs sont vives et saturées,
et l’univers emprunte les codes d’une sitcom joyeuse :
lumières chaleureuses, rythme enjoué, tonalité optimiste.
Cette esthétique contrastée agit comme un masque ironique —
elle dissimule le malaise sous un vernis éclatant,
tout en accentuant la dissonance entre le ton léger et la tragédie environnementale.
Le résultat est un objet visuel à double lecture :
coloré et accessible en surface,
mais profondément critique et engagé dans son fond.
L’éveil derrière la surface
Le projet cherche à susciter une prise de conscience subtile.
En confrontant le spectateur à un univers familier et rassurant,
il met en lumière l’artificialité de ce confort.
Sous la légèreté apparente se cache une réflexion sur notre responsabilité collective,
sur cette passivité souriante qui entretient la catastrophe.
Le film devient ainsi une forme de sensibilisation poétique,
douce en apparence, mais percutante dans le fond.